2020, prêts pour une nouvelle odyssée spatio temporelle ?

 

Chaque jour, au lever du soleil, le monolithe gris se dressait au milieu de l’horizon. Il était là, fidèle au rendez-vous, surplombant les toits et le paysage, donnant à voir le mystère de la création. Il imprimait aux nuages leur sens de rotation, il marquait d’un point le cycle infini des heures et du temps, passage du jour à la nuit, d’aurore à crépuscule, tout en soulignant l’énigme des espaces immenses. Observer ce repère familier, un phare aveugle parmi les cieux changeants, était devenu un rituel matinal, un des premiers gestes du jour à peine en éclosion.

C’est un banal panneau publicitaire biface en zinc, qui parfois s’habille d’une annonce proprette des beaux quartiers, parfois se retrouve en haillons, attifé d’une bâche plastique s’agitant et se déchirant aux 4 vents. Sinon, il s’offre dans toute sa sa triviale nudité métallique, qui reflète alors les brillances du ciel.

Sa fière présence, sa douce insistance ne sont pas sans rappeler le monolithe noir dans 2001, l’Odysée de l’Espace de Stanley Kubrick, film intemporel écrit avec Arthur C. Clarke, film culte qui a donné ses lettres de noblesse à la science-fiction, un an avant la première mission spatiale, avec Apollo 11, ayant conduit un homme sur la Lune en 1969.

20 ans après 2001, plus de 50 ans après la sortie du film en avril 1968, il est temps de se pencher à nouveau sur cette œuvre à mystère, œuvre à tiroirs, tout comme La Joconde de Léonard De Vinci.

2001, l’Odysée de l’Espace commence par un prologue. Voici le résumé et l’interprétation de la quatrième partie du film, qui se construit en 4 tableaux : l’aube de l’humanité, des vaisseaux dans l’espace, la mission Jupiter et Jupiter et au-delà de l’infini.

4 – Jupiter et au-delà de l’infini.

Arrivé près de Jupiter, Dave Bowman, le cosmonaute survivant, va faire l’expérience d’un tunnel coloré, pour atterrir dans une chambre de style Louis XVI, en compagnie d’un vieillard, puis d’un fœtus (deux aspects de lui-même) et du monolithe noir. Un créateur, sa création, le tout accompagné du Beau Danube Bleu qui accompagne l’aube d’une nouvelle humanité.

RTS ch, info culture cinéma

Dave vit-il dans un rêve éveillé, est-il en train de perdre son esprit, absorbé par le jeu de pouvoir de la machine-totale HAL, le super-ordinateur qui gouverne le vaisseau spatial, et peut-être jusqu’à ses rêves ? Dans ce moment cinématographique d’une rare intensité, le cosmonaute semble renaitre dans une quatrième ou une cinquième dimension, et cette renaissance peut être interprétée comme la quête d’éternité, un constante par exemple chez les alchimistes ou les transhumanistes ; ou encore la rencontre de l’être humain avec un nouvel élément, l’entrée dans un vortex qui court-circuite notre traditionnel rapport au temps linéaire, et qui permettrait à l’humanité de passer une étape cruciale de son évolution.

2001 est une réflexion sur le Temps, les temps de l’humanité et notre place dans le cosmos. On pense aussi aux univers qui se créent et s’écroulent dans le cycle de la vie selon la religion hindoue, ou au Samsara bouddhiste avec la chaîne des réincarnations…

Le réalisateur laisse à chaque spectateur le soin d’interpréter à sa guise l’apothéose psychédélique qu’est la fin du film. Il dira d’ailleurs :

 

« Comment pourrions vraiment apprécier la Joconde si Léonard avait écrit en bas de son tableau: cette femme sourit parce qu’elle cache un secret à son amant. Je ne veux pas que cela arrive à 2001 ».

Stanley Kubrick

 

« 2001, A Space Odyssey » est avant tout une expérience non verbale, souligne Stanley Kubrick. Il ne faut pas chercher à tout prix à comprendre. Il faut avant tout voir, entendre et sentir. Kubrick a voulu échapper aux contours trop rationnels du conte philosophique. Il cherche à suggérer que toute existence métaphysique se situe hors de notre logique.

Il réalise un spectacle qui ne doit plus seulement sa grandeur aux dimensions de l’écran. Il crée des images neuves, surprenantes. Kubrick, le pionnier qui arrache le cinéma d’anticipation à sa puérilité et lui ouvre des voies originales, voire vertigineuses. C’est ainsi qu’on parle du film dans la presse à sa sortie en 1968. »

RTS ch, info culture cinéma

Or en 2020, avec le moment Covid19, les « mesures sanitaires » et le contrôle des masses de plus en plus insistante et affinée, la peur distillée partout dans les médias, les changements dans les rapport humains avec la crainte que l’autre soit porteur de la mort, les variations de vibration de chaque être du fait du stress amplifié chaque jour avec l’addition mondialisée et grotesque des victimes de l’épidémie, les flux naturels contrariés (comme sortir de chez soi pendant le printemps pour renforcer son système immunitaire, se réchauffer aux premiers rayons de soleil), nous avons passé un « saut quantique » selon Alejandro Jodorowsky :

Depuis le nouvel état d’urgence sanitaire lancé contre l’épidémie d’un nouveau virus – d’autres avancent la tentative de renforcement du Nouvel Ordre mondial – nous sommes comme pris dans un grand maelström, ballotés à en perdre le Nord dans le rouleau d’une immense vague, avec décélération ou accélération du temps, et perte de nombreux autres repères. Un choc psychologique intime et collectif, personnel et social, mais aussi philosophique comme ontologique.

Accrochez-vous pour le voyage interstellaire, voici la prose de Jodorowsky, trouvée sur Facebook sous le titre BRUTAL MENSAJE DE ALEJANDRO JODOROWSKI :

« L’élite savait déjà pour le saut quantique, donc ils ont libéré cette chose.

Ils ne veulent pas que nous soyons libres et ils ne peuvent pas s’en empêcher.
Nous sommes puissants dans l’amour et nous sommes sous-estimés, c’est pourquoi ils sont pressés de lancer officiellement un nouvel ordre mondial.

LE SAUT QUANTIQUE A DÉJÀ EU LIEU

Les élites obscures sont très effrayées, elles savaient que le collectif humain atteignait une vibration très élevée, mais elles n’étaient pas conscientes à quel point ni de la quantité d’âmes éveillées qu’il y a maintenant.

Ils ne se cachent plus, leurs attaques sont directes et frontales, il y a encore ceux qui ne sont pas capables de le voir mais cela ne veut pas dire que ce n’est pas réel.

Les attaques vont augmenter, ils vont essayer par tous les moyens que les gens ne se réveillent pas, que les éveillés ne puissent pas communiquer pour ne pas réveiller les autres et que les avancés soient vus comme des fous ou des criminels.

Quoi que vous fassiez, peu importe, le saut quantique a déjà eu lieu, c’est imparable, l’humanité considère déjà les animaux comme des semblables, elle respecte déjà la Terre-Mère, elle comprend qu’il n’y a pas de séparation.

Les âmes qui s’incarnent arrivent déjà en tant que maîtres, non pour expérimenter, elles incarnent par amour.

Il est possible que nous soyons témoins du changement total ou pas, il est possible que la transition dure une semaine ou 300 ans mais elle est imparable.

Quoi qu’il arrive pendant la transition, souvenez-vous que vous vous êtes portés volontaires pour être ici et maintenant, vous êtes les moteurs du changement, quoi qu’il arrive, vous voyez ce que vous voyez, vous avez une responsabilité.

On vous demande une seule chose, une seule, ne soyez pas de la nourriture.
C’est tout ce que vous devez faire, c’est aussi simple que ça, ne soyez pas de la nourriture.

L’être humain, entre autres choses, est l’un des générateurs les plus puissants qui existent, nous sommes des vortex, selon la polarité dans laquelle nous nous alignons, créons une fréquence ou une autre.

Ces entités se nourrissent de la fréquence négative, nous les avons nourris pendant des millénaires.

L’éveil de l’humanité a incliné le vortex collectif vers le pôle positif, c’est pourquoi ils attaquent avec une telle férocité, ils meurent de faim.

Je suis sûr que tu le savais déjà ou peut-être que c’est la première fois que tu reçois ce message, peu importe, demande-toi s’il te résonne, ne crois rien. Connecte-toi à ton âme et observe, si ton âme te dit que c’est vrai, ne perds pas une seconde de plus de ton existence à servir de nourriture.

Éliminez les basses passions de votre vie, la haine, la rancune, l’envie, la peur, les vices, la nourriture provenant de la souffrance d’un autre être, les mensonges, l’ambition, l’égoïsme, la tristesse, la méfiance, tout cela génère de l’énergie dense, la nourriture pour les ténèbres.

Soyez conscient de vos émotions et si jamais vous vous sentez ainsi, changez ipso facto votre énergie, mettez une musique qui vous élève et chante, dansez, respirez, allumez un encens, embrassez vos chats, votre chien ou votre animal familier, allez-vous promener dans la nature ou au parc, Méditez, exercez-vous, faites ce qu’il faut, mais changez immédiatement cette énergie parce que vous servez de nourriture.

Soyez toujours conscients, c’est tout ce qui vous est demandé, ne nourrissez pas les hordes obscures.

Nourris ton âme de tout ce qui t’aidera à t’élever, si tu t’habitues à vivre dans la fréquence de l’amour, ta réalité changera à ta volonté sans effort, tu es imparable, tu es un être puissant.

N’ayez pas peur, libérez votre esprit de la matrice, concentrez votre attention sur ce que vous voulez, mais surtout, profitez, soyez heureux, souriez, chantez, dansez, aimez. »

Alejandro Jodorowski

 

Autant 2001, A Space Odyssey est un oeuvre asexuée bien que masculine, autant le dernier film réalisé par Kubrick, Eyes Wide Shut, est plus féminin et sensuel.

l’avertissement de Jodorowsky ci-dessus est grosso modo le message de cet autre film à clef de Stanley Kubrick, un drame psychologique et érotique sorti sur le écrans en 1999. À la toute fin du film, la dernière réplique de Nicole Kidman à Tom Cruise est juste un mot, soufflé comme une urgence vitale : « FUCK » (entendre, à la suite des événements et du suspens intense : Now, we should fuck / Maintenant, baisons !)

Eyes Wide Shut, œuvre-testament de l’immense réalisateur britannique décédé en 1999, à 70 ans (il n’aura donc pas connu ce début du IIIe millénaire du calendrier chrétien), en faisant ce raccourci vers la participation la plus directe et naturelle des hommes et des femmes au mystère du vivant, de l’amour, de la création et de la reproduction, a de quoi faire méditer. « Faites l’amour pas la guerre ! » et vainquons nos peurs et préjugés : ce slogan datant de 1968 n’est, somme toute, pas du tout démodé. Le sexe a en effet toujours été révolutionnaire !

F.H.

Hommage à Stanley Kubrick – 2001, A Space Odyssey

Illustrations et diaporama ©photo Florent Hugoniot

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SOURCES :

https://www.rts.ch/info/culture/cinema/8572981-2001-lodyssee-de-lespace.html

https://www.letemps.ch/opinions/y-50-ans-2001-lodyssee-lespace-cassait-baraque

http://rockyrama.com/super-stylo-article/last-fucking-word-le-dernier-mot-de-stanley-kubrick

 

 

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