Les hommes chocolat et les femmes caramel de Oaxaca

RACINES AFRICAINES DANS LE MEXIQUE MODERNE

En se promenant dans les rues de Oaxaca de Juárez, dans la campagne ou encore dans les montagnes oaxaqueñas, on croise des hommes et des femmes au type africain plus ou moins prononcé, à la peau très brune, aux cheveux noir d’obsidienne. Ce sont des morenos et des morenas, des bruns-Indiens, ce qui est bien normal dans l’État de Oaxaca, resté à très forte composante indigène (66% de la population se definissant actuellement comme native ou indigène) malgré la colonisation espagnole de 350 ans.

Les deux principales ethnies qui peuplent cet État situé au sud-ouest du Mexique sont les Zapotèques et les Mixtèques (Ñuusávi ou peuple de la pluie en mixteco) présents d’une manière remarquable également dans les États voisins de Puebla et Guerrero. Oaxaca de Juárez, capitale de l’État de Oaxaca peuplé par de 4.1 millions d’habitants (recensement 2020) fut un haut lieu de la culture Zapotèque, les sites archéologiques de Monte Albán et de Mitla en témoignent encore. 31% des habitants y parlent une langue vernaculaire. La zone de peuplement zapotèque se divise en trois régions : Mixteca Alta, Mixteca Baja et la Côte.

De plus, l’État de Oaxaca, comme celui de Veracruz, frontalier à l’est et mouillé par le Golfe du Mexique, fait partie de cette zone de créolisation et de “melting pot” entre les cultures américaines natives, européennes et africaines, allant de Cuba à la Colombie, en passant par le sud du Mexique et qui s’articule autour de la mer des Antilles.

Si on va vers la côte pacifique, du côté de Puerto Escondido et de Pinotepa, on rencontrera de plus en plus d’afro-descendants, désormais appelés Afromexicanos à la peau ébène ou cacao, avec des traits franchement africains. Ce sont les descendants d’anciens esclaves noirs qui se sont établis dans cette partie du Mexique, éloignée des grands centres politiques et économiques, et ont commencé à y vivre libre dans des zones peu habitées , des lagunes, des mangroves comme Chakawa, devenu progressivement un spot touristique du fait de son magnifique environnement préservé.

Les Afro-Mexicains sont le groupe de personnes nées au Mexique qui sont d’ascendance africaine. Negros (Noirs), afromixtecos (afro-mixtèques), jarochos (Veracruz) ou afromestizo (afro-métis) sont d’autres termes utilisés pour désigner cette ethnie, née de la conquête espagnole et arrivée em Amérique avec les premiers conquérants européens. Les dénominations courantes les plus péjoratives sont moreno, coyote, crespo ou prietro. Ces appellations à connotation raciste dérivent des classifications des races et des diverses formes de métissage dans la période coloniale, selon les frères catholiques espagnols (voir ci-dessus – lire Comment peut-on être mexicain? https://lapartmanquante.com/2016/02/19/comment-peut-on-etre-mexicain-1/.

La plus grande partie de la communauté des Afro-mexicains s’est développée sur les côtes, dans les terres, autour des rivières. Santiago Pinotepa Nacional, à une heure de la côte pacifique est la plus grande et emblématique des villes afro-mexicaines. Elle compte aujourd’hui  56 000 habitants environ. On peut également noter la présence afro-mexicaine à Oaxaca de Juárez, qui reste une capitale d’État d’échelle modeste avec ses 280 000 habitants environ.

L’État voisin de Guerrero accueille la majorité de la population afro-mexicaine. Les États de Guerrero (7.6%), Oaxaca (5%), Veracruz (4%), Chiapas et Michoacacan sont les principales zones de peuplement des Afro-mexicains et donc de métissage entre sangs, cultures africains et mexicains. Les deux continents africain et américain furent conquis et mis progressivement en esclavage par les puissances européennes depuis le XVe siècle avec le commerce triangulaire, ce qui crée des liens de sang et de fraternité entre les populations d’ex-colonisés (lire le discours officiel du Secretaria de Cultura mexicain datant de mai 2019) : comptoirs portugais en Afrique de l’Est et de de l’Ouest, sur la côte brésilienne, Conquista espagnole du reste du continent sud et centre-américain, devenu l’Amérique latine ; les Britanniques principalement étant à l’origine des USA et du Canada, avec les Français),

La remontada des Afro-mexicains dans l’Histoire

Ce n’est qu’en 2015 que les premiers recensements au Mexique ont inclus les personnes d’ascendance africaine comme identification raciale. Le 28 juin 2019, la Chambre des députés a approuvé le projet de loi sur la reconnaissance du peuple afro-mexicain. Le 30 avril 2019, le Sénat de la République a approuvé le projet de loi pour la reconnaissance du peuple Afro-mexicain.

Récemment, l’Institut national de statistique et de géographie (Inegi) a publié les résultats du recensement de la population et du logement de 2020. Il a enregistré 2576213 personnes qui se reconnaissent comme étant d’ascendance africaine ou afro-mexicaine. C’est la première fois que la population afro-mexicaine est incluse dans le recensement depuis sa création. Le nombre de personnes recensées dans les résultats du recensement représente 2,04 % du nombre total de personnes vivant au Mexique.

On notera cependant que malgré ces dernières avancées, leur organisation et leur inclusion dans des documents législatifs ont pris beaucoup plus de temps que dans d’autres régions des Amériques, comme la Colombie, le Brésil ou le Nicaragua.

Une histoire souterraine

La présence d’Africains au Mexique naît avec l’arrivée des Espagnols sur le continent américain. Dans leurs expéditions, ils comptaient déjà des groupes d’esclaves africains. La première vague débute dès la Conquista. Une nouvelle vague de Noirs est arrivée suite à l’interdiction d’asservir les populations indigènes dans les colonies espagnoles. C’est le roi Carlos I qui décréta cette mesure, même si, dans de nombreuses régions d’Amérique, l’esclavage des indigènes fut également pratiqué illégalement.
Les Espagnols ont cherché un moyen d’utiliser de la main-d’œuvre noire et ont commencé à importer des esclaves d’Afrique. Selon les chiffres de l’anthropologue Gonzalo Aguirre Beltran, plus de 200000 Noirs sont entrés dans le pays dans les années 1580 et 1650.

Les esclaves sont venus d’Afrique de l’Ouest, en particulier du Congo et du golfe de Guinée. Dans une moindre mesure, le Sénégal et la Gambie ont également fourni une représentation africaine au Mexique. Beaucoup de femmes esclaves qui se sont consacrées au service domestique, étaient des maîtresses ou des infirmières étaient originaires du Cap-Vert. Tout au long de cette époque coloniale, un système de castes a été conçu pour identifier les groupes qui formaient les populations mexicaines. Le mélange entre Africains et Espagnols était considéré comme mulâtres.

Au début du XVIIe siècle, il y a eu des soulèvements de nègres marrons, l’un des plus connus est Nyanga (également appelé Yanga) dans la municipalité de Yanga, au Veracruz. Durant le XVIIe siècle, de nombreuses communautés d’ascendance africaine de la Costa Chica ont été créées grâce à la migration d’esclaves noirs qui ont été classés comme « en état d’abandon » par leurs anciens propriétaires à Taxco ; cette migration a été effectuée lorsque le vice-roi de l’époque a voulu prendre le contrôle de leurs biens et a choisi de s’échapper avant que cette appropriation ne se produise. Il est rapporté que le vice-roi espagnol de cette époque n’a atteint son objectif qu’avec 17 personnes en esclavage. Cependant, à partir de 1570, il y avait déjà des populations de noirs libres sur la Costa Chica de Guerrero et à Acapulco de personnes fuyant le travail forcé des plantations de canne à sucre des Haciendas.

C’est grâce à la lutte pour l’Indépendance, entreprise par José María Morelos (afro-descendant) et Miguel Hidalgo, que se déclare la fin de l’esclavage au Mexique, officiellement en 1810.

« Que tous les maîtres d’esclaves doivent leur donner la liberté, dans un délai de dix jours, sous peine de mort […] »

Miguel Hidalgo y Costilla, décembre 1810.



“l’esclavage était banni pour toujours, et la distinction de castes, restant tous égaux, et ne distinguera un Américain de l’autre que le vice et la vertu.”

Sentimientos de la Nación

Mais dans les faits, l’abolition de l’esclavage ne commença qu’en 1829, car les insurgés n’accédèrent pas immédiatement au pouvoir en 1821. Initialement, en 1824 fut proclamée la liberté de ceux qui arrivaient au Mexique en tant qu’esclaves et leur commerce interdit. En 1837, il y eut l’abolition complète qui, dans certains cas, incluait des indemnisations pour ne pas affecter le droit de propriété. En 1829, Vicente Guerrero, premier président afro-mexicain et second de la République fédérale, décréta la loi d’abolition d’esclavage.

Au moment de l’indépendance, le pays comptait environ 6 millions d’habitants, bien qu’il ait été réduit à 5 millions après les guerres d’indépendance (1808-1822). La population se composait alors d’un million de blancs, 1,3 million de métis, zambos et mulâtres (castes typiques de la Nouvelle-Espagne) et 3,6 millions d’autochtones. (Wiki)

L’arrivée des Africains ne s’est pas terminée après la fin de l’époque de la colonie. Au cours des XIXe et XXe siècles sont arrivés mascogos et ouvriers des Caraïbes. Au fil des ans, les mouvements migratoires des populations africaines vers le Mexique ont diminué, mais en 1973, ils ont retrouvé les portes ouvertes de la nation centraméricaine. En effet, sous le gouvernement du président Luis Echeverría, des citoyens sénégalais ont bénéficié de bourses pour étudier des carrières comme la restauration, les arts plastiques ou l’architecture. Certains groupes africains sont même entrés au Mexique en tant que réfugiés politiques.

Depuis 1527, il existait des populations avec des esclaves noirs, spécifiquement sur la côte du Guerrero. Ces communautés ont ensuite déménagé à Acapulco pour travailler dans la construction des chantiers navals. Au fil des ans, les peuples noirs se sont dispersés et se retrouvent aujourd’hui dans toute la géographie mexicaine. Costa Chica est l’une des zones les plus représentatives de la communauté afro-descendante qui apparaissent depuis l’époque de la conquête espagnole. Il est composé de Guerrero et Oaxaca, et s’étend d’Acapulco à Puerto Escondido, sur la côte pacifique. Les noirs de ces zones se sont principalement consacrés à la culture (cacao ou coton) et à l’élevage. Acapulco et Costa Grande ont bénéficié de la présence afro-mexicaine dans leur développement. Ses travaux se concentraient sur le port, point d’arrivée pour d’importants produits d’Orient. Ils cultivent également du café et du coprah (pulpe de noix de coco séchée).

En 1600, Acapulco était une entrée informelle d’esclaves : cette même année 200 esclaves noirs y étaient entrés et en 1743, il y avait 578 familles de mulâtres libres à Acapulco.

Premiers afro-mexicains filmés près du cadavre d’Emiliano Zapata en 1919

Un autre port, celui de Veracruz, était la porte d’entrée d’une grande partie des Africains dans cette partie du pays. Ceux qui sont restés dans la région ont travaillé dans des plantations sucrières ou dans l’élevage. À Coahuila, il y a également des mascogos. C’est une communauté dont l’ascendance est venue au Mexique des États-Unis au cours du XIXe siècle. Ils se sont concentrés dans la municipalité de Múzquiz. Un décret en 2017 les a reconnus comme peuple indigène de Coahuila.

Avec l’entrée en vigueur du gouvernement d’Augustin d’Iturbide, le projet de colonisation du Texas a été ratifié. Parallèlement au projet colonial, la traite des esclaves d’ascendance africaine a augmenté. Au début du XIXe siècle, les recensements ont enregistré la présence de 33 esclaves dans la région, mais seulement quatre ans après l’installation des colons, ce nombre est passé à 443.

Emiliano Zapata, héros de la révolution mexicaine qui eu lieu de 1910 à 1921, est défini par certains groupes comme descendant d’Indiens, de Noirs et d’Espagnols. Il fut assassiné en 1919.


La sécession texane

L’histoire du Texas et la séparation de l’immense État de Coahuila-Texas est emblématique de la différence de traitement des esclaves noirs et de leur descendance en Amérique du Nord. Pendant le Premier Empire mexicain (1822 à 1823), existait le projet de peupler la zone nord du Mexique, qui était menacée par la présence de colonies anglaises et françaises, les attaques des groupes indigènes rebelles et l’expansionnisme étasunien. À ce moment, le Texas était encore mexicain. Suite à un conflit de 12 ans, de 1836 (Tratado de Velasco, quand les Texans choisirent l’indépendance) à 1948 (Tratado de Guadalupe Hidalgo), tout ou partie des États du Texas, Nouveau Mexique, Arizona, California, Utah, Nevada, Wyoming et Colorado ont été annexés aux USA en pleine expansion alors, en contrepartie d’une compensation financière et symbolique.

Les nouvelles colonies anglo-saxonnes dépendaient fortement de la main-d’œuvre des esclaves, de sorte que les réformes abolitionnistes affectaient directement leurs intérêts économiques. En 1830, une autre loi interdisant le flux migratoire à la frontière nord et l’introduction d’esclaves a été promulguée. Cependant, la présence d’esclaves au Texas était reconnue et les colons cherchaient des moyens de contourner les lois pour continuer la traite des personnes. Des intellectuels comme Luc Alman entreprennent de grands efforts pour empêcher les Anglo-Saxons de continuer à introduire des esclaves. La crise éclate en 1836 et le Texas est annexé aux États-Unis en 1845. Parmi les arguments de l’indépendance du Texas se trouvait l’absence de garanties du gouvernement mexicain pour défendre la propriété privée, qui comprenait les esclaves.

Après la séparation du Texas, la possession et l’importation d’esclaves africains ont été garanties aux États-Unis. De même, la libération de nouveaux esclaves, à l’exception de ceux qui vivaient déjà sur le territoire, a été interdite. Du côté mexicain, les personnes sans couleur n’avaient ni droits de propriété ni citoyenneté. C’est pourquoi, outre les esclaves, des Noirs libres ont commencé à subir de sévères restrictions dans leur lieu de résidence à fuir. Pour autant, depuis les États esclavagiste du sud des USA, le Mexique était perçu comme un pays de destination pour la liberté pour les Noirs, le “ciel des Noirs”. Mais ce ne fut pas si facile.

La solidarité des Mexicains du Nord avec les esclaves

Diaspora negra en México – SUBTERRANEO – Oaxaca street art 2021


Rapidement, le Mexique a été considéré comme un risque pour les propriétaires d’esclaves aux États-Unis. Une fois la frontière franchie, il était presque impossible de retrouver les fugitifs, qui étaient protégés par des Mexicains. Face à cela, les esclavagistes offraient souvent des récompenses et exagéraient les situations pour forcer le retour, ce qui n’a guère été le cas. L’empathie des Mexicains envers les esclaves les a fait accuser de complicité et d’instigateur des fugitifs. En 1842, des Mexicains ont été tués et torturés pour avoir tenté de fuir des esclaves dans le comté de Jackson. De son côté, le journal The Indiana Bulletin accusa en 1855 les ouvriers mexicains de « séduire les esclaves pour qu’ils s’échappent ».

Plus au sud les conditions de vie des afro-mexicains n’étaient pas brillantes et ont souffert de beaucoup de discriminations et racisme. Jusqu’en 2019, les Afro-Mexicains n’étaient pas reconnus comme un groupe ethnique et la stigmatisation du système des castes perdure sur eux. Pourtant, le Mexique a été le premier pays américain à avoir un président d’ascendance africaine et a été un pionnier dans l’abolition de l’esclavage !

De leur côté, les esclaves américains brisèrent les chaînes en 1865 et entamèrent une longue carrière pour parvenir à l’égalité des droits.

En 1965, le magazine américain Black Digest, appelé plus tard Black World, a publié un article de Jim Tuck consacré aux Afro-mexicains. Dans ce numéro, Jim Tuck fait une enquête pendant son séjour à Acapulco et sur la Costa Chica en identifiant différentes communautés noires au Mexique; selon ses recherches, la population noire est restée intacte dans la région de la Costa Chica de Guerrero après l’abolition de l’esclavage pendant l’indépendance du Mexique, mais à la fin du 19e siècle, un homme germano-américain nommé Johann Schmidt, qui se faisait appeler dans la région comme Don Juan Smith,aurait créé des colonies pour les populations noires qui seraient sous sa autorité, Tuck souligne qu’il a gouverné la région despotiquement jusqu’à son abrogation en raison de la Révolution mexicaine de 1910

En 2008, pour la première fois, un descendant d’Africains est devenu président des États-Unis, mais la discrimination raciale reste un sujet d’actualité avec par exemple les émeutes déclenchés par la mort de George Floyd le 25 mai 2020. La situation des descendants africains au Mexique a gagné en visibilité en 2013 avec la mort de Malcolm Shabazz. Le fils ainé de Malcolm X a été battu à mort dans un bar mexicain.

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OKUPA SU DESTINO – Black Power / Hommage au geste de résistance des athlètes étasuniens noirs sur le podium des médailles, en soutien à la lutte contre l’apartheid aux USA, jeux Olympiques de Mexico 1968 – Oaxaca street art 2021

Culture et coutumes afro-mexicaines

Les cultures d’ascendance africaine ont perdu beaucoup de leurs références culturelles du fait qu’elles ont été obligées de s’adapter auprès de différentes populations et de vivre en esclavage. Les Afro-Mexicains n’ont pas de langue propre et leurs vêtements ont une influence coloniale.
Comme c’est la coutume dans les peuples africains, la danse et la musique sont les aspects de leur culture qui ont le plus duré et imprégné les traditions mexicaines. En outre, chaque région a des coutumes différentes.


À Costa Chica, la danza de los diablos (la danse des diables) a des racines africaines. Dans Tabasco les tambours sont joués comme on le fait au Nigeria. Tandis que Veracruz compte sur la danse des noirs. Lire Carnaval de San Martín Tilcajete, Oaxaca 2020.

Le son Jarocho et les carnavals sont également influencés par les coutumes africaines. Le balafon, un clavier en bois, est également arrivé d’Afrique au Mexique. Aujourd’hui, il est connu comme marimba, instrument important dans l’état du Chiapas et avec une certaine présence à Oaxaca et Tabasco.

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L’héritage de la culture africaine au Mexique peut également être apprécié dans la langue. La Bamba est reconnue comme un hymne ou chanson populaire à Veracruz, mais au Congo c’est le nom de plusieurs villes. Ou le mot cafre : en Tanzanie, c’est une population et au Mexique on fait allusion à qui manipule sans soin.

Une religion syncrétiste

Au Mexique, la santeria est très présente, surtout ces derniers temps. Elle a une grande influence sur les communautés d’ascendance africaine cubaines, bien qu’il s’agisse d’une pratique plutôt clandestine. Les religions d’origine africaine sont souvent considérées au Mexique, très catholique, comme de la sorcellerie ou de la superstition. Au marché de Sonora, à Mexico, on trouve de nombreuses références à des religions d’origine africaine, à des herbes médicinales ou à la présence de la religion yoruba, qui se fondent dans le syncretisme créole-mexicain, avec des recettes indiennes de plantes traditionnelles, les talismans mexicains, les cérémonies d’adoration des Saints catholiques et de la Santa Muerte.

Dans le but de sauver l’histoire afro-mexicaine, des événements comme Encuentros de Pueblos Negros (Rencontres des Peuples Noirs) ont été créés, qui compte déjà une vingtaine d’éditions. Des organisations comme México Negro (Mexique noir) et África A.C. sont des groupes civils qui luttent pour la reconnaissance constitutionnelle des peuples noirs au Mexique.

La Negrada

Afin de mettre des image le combat pour leur identité, leur inclusion ou les problèmes de racisme quotidien auxquels ils et elles sont confrontés, je recommande le visionnage La Negrada de Jorge Pérez Solano, un film émouvant et magnifique en noir et blanc, sorti en 2018.

Florent Hugoniot

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SOURCES

Los pueblos afromexicanos y el reconocimiento de su diversidad | Secretaría de Cultura | Gobierno | gob.mx (www.gob.mx)

https://www.lifeder.com/afromexicanos/

Pueblo y comunidades afromexicanas. Recuperado de conapred.org.mx

Afrodescendencia. Recuperado de cinu.mx

Velázquez, M., & Iturralde, G. (2016). Afromexicanos: reflexiones sobre las dinámicas del reconocimiento. Recuperado de cinu.mx

Durán, A. (2008). Afromexicanos, la tercera raíz cultural. Recuperado de um.es

Hoffmann, Odile. (2006). Negros y afromestizos en México: viejas y nuevas lecturas de un mundo olvidado. Revista mexicana de sociología68(1), 103-135. Recuperado de de mayo de 2019, de scielo.org.mx

Velázquez, M., & Iturralde, G. (2012). Afrodescendientes en México. Una historia de silencia y discriminación (1st ed., pp. conapred.org.mx). México D.F.

María Camilia Díaz Casas, “Desde el norte hacia el sur: esclavizados fugitivos en la frontera texano-mexicana”.

https://www.efe.com/efe/usa/sociedad/a-los-175-anos-de-la-anexion-texas-estados-unidos-se-discute-su-secesion/50000101-4429642

https://arqueologiamexicana.mx/mexico-antiguo/las-abusiones-de-origen-prehispanico

http://www.cervantesvirtual.com/obra-visor/tratado-de-las-supersticiones-idolatrias-hechicerias-y-otras-costumbres-de-las-razas-aborigenes-de-mexico–0/html/767678a9-7c81-40c5-b6d6-48d7b208289c_2.htm

La negrada (2018) – FilmAffinity

LA NEGRADA trailer – Bing video

Wikipedia, Afro-mexicains

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Un commentaire pour Les hommes chocolat et les femmes caramel de Oaxaca

  1. Yann dit :

    La danse et la musique ont cristalié la culture afromexicaine :

    https://desinformemonos.org/la-danza-arma-de-identificacion-para-poblaciones-afromestizas/

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