
Sábado de Gloria à Jerez : Charro à cheval, spectateurs en chemises à carreaux et chapeaux de ranchero.
Chaque année au printemps, la charmante ville de Jerez se pare de ses plus beaux atours pour la feria qui s’y déroule sur deux semaines, durant la période de Pâques. La Semana Santa commence en fanfare avec le Sábado de Gloria. Cette journée d’inauguration, toujours organisée le samedi une semaine avant le jour de Pâques, est tout à l’honneur des Charros (cavaliers/cow boys mexicains) et de leurs chevaux richement équipés, venus de tous les ranchs de la région, qui animent la ville du matin jusqu’à tard dans la nuit. Le Sábado de Gloria est célèbre dans tout le Mexique et plus loin encore, jusqu’aux USA d’où viennent souvent quelques personnalités pour l’occasion. Cette journée attire des milliers de Mexicains et Mexicaines, dont également quelques huiles locales et nationales, Jerez devenant ze place to be l’espace de quelques heures. Elle est submergée de monde puisqu’elle accueille environ 75 000 visiteurs, bon an mal an, pour une ville de 58 000 habitants ! Ainsi en 2016, le site officiel décomptait 60 000 visiteurs pour 12 000 cavaliers, dont quelques cavalières appelées aussi escaramuzas, tous venant défendre les couleurs de la charreria, l’art du rodéo mexicain, ainsi que l’art de la fête à la mexicaine. Lire la suite








Comment peut-on être mexicain ? (4)
Débordements
Pour cette quatrième partie, c’est sous l’angle du débordement que je voudrais maintenant aborder le Mexique. Cette dynamique pourrait être vue comme une particularité typiquement latine. Du moins c’est ce que les Anglo-saxons, en général plus carrés, plus stricts quant au respect des règles, remarquent vite, voire reprochent à certains peuples européens avec tous les clichés qui suivent : les Français sont des spécialistes de la grève, les Italiens sont des beaux parleurs tandis que les Espagnols abusent de l’orgueil et de démesure… Dans le même registre, on connait la terreur des citoyens étasuniens, particulièrement les WASPs (White Ango-Saxon Protestants) pour le débordement de leur frontière avec le Mexique par des hordes de barbares venus du Sud – vaste ensemble qui comprend toute l’Amérique latine plus tout ce qui n’est pas au préalable désinfecté par les services de santé et d’hygiène !
Le débordement en tant que contournement de la règle. Le débordement comme l’énergie de la multitude et des courants parallèles, comme l’Histoire peut régulièrement l’illustrer, ou tout simplement au quotidien, comme dans des embouteillages : une réaction naturelle, vitale et spontanée face à un blocage qui dure trop de temps, une impasse qui peut s’avérer mortifère. Ou encore comme la florescence de la langue espagnole parlée au Mexique, la profusion débordante du baroque dans les cultures d’Amérique latine… Lire la suite →
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