El Chepe (1) : dernier train voyageurs au Mexique

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Je vous propose de voyager au Nord-Ouest du Mexique via el Chepe, la dernière ligne encore en service de tout l’immense réseau ferroviaire du pays (abandonné et démantelé au profit des compagnies de bus privées dans les années 70). Un trajet exceptionnel par la beauté des paysages traversés et les prouesses techniques que nécessita la construction de cette ligne férroviaire unique au monde.

Elle a environ 50 ans d’existence aujourd’hui et fut imaginée il y a plus d’un siècle (lire la genèse du projet sur le site Bonjour du Mexique), et fut construite pour relier la ville de Chihuahua à la côte pacifique, alors que l’exploitation du cuivre dans cette partie de la Sierra Madre était encore rentable. Remis en activité depuis 1998, il est devenu un moyen idéal pour les touristes désirant voyager tout en sortant des sentiers battus, les amateurs de paysages impressionnants et les amoureux du train. Lire la suite

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Mazatlán Street art

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Mazatlán s’étire sur la côte pacifique de l’État de Sinaloa. Comptant parmi les principaux ports nord-américains, la ville est une destination phare des vacanciers mexicains et des amoureux de la mer – et des peuples de la mer en général. La “Perle du Pacifique”, ou selon les origines náhuatl de son nom, “le lieu du cerf”, possède le malecón, (promenade type croisette à Cannes) le deuxième plus grand du monde, long de 21 km. Ponctué de palmiers et de sculptures figuratives, il relie la zona dorada au nord, quartier d’hôtels et de lieux festifs nocturnes, au centre historique charmant, plus au sud. Lire la suite

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Ciudad Juarez Street art (1)

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La Plazza Cervantina à Ciudad Juarez, revue par des artistes de street art

Située dans le désert de Chihuahua et dans l’état du même nom, Ciudad Juarez est située au nord du Mexique, à la frontière avec les USA. C’est un point de passage important entre les deux pays et touche les États du Texas et de New Mexico. Elle doit son nom à l’illustre président Benito Juarez, souverainiste progressiste et rusé tacticien, qui, fuyant la traque de l’armée impériale française, s’est réfugié de ville en ville jusqu’à ce qui s’appelait encore « Paso del Norte ». Depuis cette période épique, la partie mexicaine a donc été rebaptisée et la partie étasunienne, également trés développée aujourd’hui, a gardé le nom d’origine.

mexico-mapC’est aussi un oasis pour le street art, avec de nombreuses zones désaffectées suite aux années noires de crimes de masse et d’insécurité (de 2008 à 2013 environ) : villas abandonnées, friches, ruines d’activités commerciales… des terrains, des espaces libres qui parsèment cette ville à la fois triste et dynamique, postmoderne et fantôme à la fois, un décor idéal pour les street artistes !

Ciudad Juarez  est une ville prospère malgré les premières apparences, composée de quartiers labyrinthiques de villas à perte de vue, de pôles administratifs, bancaires et commerciaux, d’une myriade de supermarchés, de des parkings, de forêts de panneaux annonceurs. Ce mirage de ville est ponctué par des vides urbains, et quadrillé d’immenses avenues 8 voies qui la traversent, sans autres limites que le désert de Chihuahua. Les arrêts aux sémaphores durent une éternité, le temps d’une chanson de banda à la radio des transports publics brinquebranlant sous un soleil de feu. Lire la suite

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☆ Torreón Gay Pride 2015 ☆

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Ce samedi 20 juin avait lieu la Marcha del Orgullo Gay de Torreón, et j’ai failli louper cet événement ! Heureusement, en revenant de la alameda, je croise un groupe de travestis, arrangeant les derniers détails de leur tenue devant un bar/disco lesbien-gay, qui me rappellent qu’une Gay Pride mexicaine a lieu ce jour. Je décide donc de récupérer mon Nikon pour aller en suivre le déroulement.

Rendez-vous à la Plaza Mayor, où une estrade est dressée et pù la manifestation se prépare gentiment. Un Mister gay donnant des directives, beaucoup de trans, des couples, des familles avec des enfants, des abuelas, et des bouquets de Rainbow Flag. J’en profite pour faire un petit relevé sociologique et sympathique de la population présente. Lire la suite

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D’un mot à l’autre – la parole transposée

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« Je respire ton nom » – graffiti – Colotlán, Jalisco, Mexique

Deterritorialisation et dépaysements

Je me pose souvent cette question, à savoir si le fait de vivre et parler – voire imaginer, conceptualiser, rêver – au quotidien avec une autre langue, l’español, ou plutôt le mexicano, que ma langue maternelle, le français, a quelque chose à voir avec une nouvelle manière de fonctionner, d’avancer dans ma vie.

Changer de mots courants change-t-il la pensée, les sentiments, le mode de fonctionnement intellectuel ? Tout comme ma réalité environnante, mes centres d’intérêt se sont-ils métamorphosés. Me suis-je globalement réorienté ?

Voyager c’est aller à la rencontre de soi

Or je me retrouve un peu dans une situation semblable à mon enfance, quand, vivant et grandissant en Mauritanie j’évoluais dans un univers parallèle de celui de mes cousins et cousines de métropole, loin de Claude François et de Giscard d’Estaing… Lire la suite

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Monterrey street art : visages de México

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En passant trois jours pluvieux à Monterrey, dans la famille délicieuse de Javi Dabi, j’ai eu l’occasion de découvrir cette grande ville du nord-est du Mexique et capitale commerciale.

Autant Monterrey, troisième ville mexicaine en poids démographique, mais première en terme économique (son revenu par habitant est le plus élevé du pays) me parut peu engageante, des périphériques et du trafic à n’en plus finir, un petit centre historique dans une mégapole moderne, cahotique et sous un climat capricieux, autant ses habitants m’ont semblé très chaleureux et attentionnés, curieux et disponibles. Lire la suite

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Serial Painter – Speedy Graphito

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lapartmanquante est heureuse de présenter à ses lecteurs la nouvelle monographie de Speedy Graphito, Serial Painter, pour laquelle elle a participé au projet d’édition. Lire la suite

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Ces mots qui se jouent de nous

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Ces mots qui nous abusent, nous abreuvent, nous meuvent, nous piègent, nous embrouillent, nous conditionnent, nous baillonnent !

« On sait bien, écrivait Michel Foucault dans sa leçon inaugurale au Collège de France, qu’on n’a pas le droit de tout dire, qu’on ne peut pas parler de tout dans n’importe quelle circonstance, que n’importe qui enfin ne peut pas parler de n’importe quoi. Tabou de l’objet. Rituel de la circonstance. Droit exclusif et privilégié du sujet qui parle. »

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Murales del Palacio de Gobierno, Durango (2)

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“La industrialización y el progreso de Durango” – Francisco Montoya de la Cruz

Après avoir publié un premier article sur les panneaux peints de Manuel Guillermo de Lourdes, au Palacio de Gobierno del Estado de Durango, ex Palacio de Zembrano, je vais dans ce second volet présenter et analyser l’oeuvre monumentale que Francisco Montoya de la Cruz y a peinte entre 1950 et 1952, ainsi que le projet post-révolutionnaire des Casas del Campesino. Lire la suite

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Mots volés – paroles détournées, symboles récupérés

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Il en va des mots comme des choses et des artefacts humains : à un moment donné, certains surgissent du langage courant, de la masse des usages confus et des termes indifférents au changement, éclairés par les feux tremblotant du quotidien. Ces objets familiers, ombres de nos pensées et de nos mouvements, traces de nos volontés et de nos actions, prennent ainsi un nouveau relief. Comme si on les voyait sous un autre jour.

Tandis que d’autres mots sont fabriqués, ciselés, puis articulés au discours pour les nouveaux besoins de l’époque. Pour exprimer un moment de l’histoire, pour dire notre vécu, nos particularités sociales. Comme le gaspillage ici aussi n’est pas permis, la parole les use jusqu’à la corde, les vide puis les réutilise. Quelques-uns auront le privilège des hommes illustres et seront sacralisés, deviendront un mythe à eux seuls : ils resteront gravés aux frontons de nos temples ou de nos édifices publics, l’espace d’une période plus ou moins définie. Lire la suite

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