
Entrer en analyse, c’est comme commencer une enquête policière : les indices se sont accumulés, la présomption d’innocence commence à se fissurer et le réel en est tout troublé. On avance sur la piste d’un ou de plusieurs crimes, d’agressions ayant à voir avec la psyché et le physiologique. Parfois même on y croise des meurtres symboliques mais très souvent des refoulements qui nous permettent d’accepter cette réalité, ainsi que des abus et des occultations du fait de familiers. C’est ainsi par exemple que le terme « fantôme familial » est entré dans le dictionnaire psy. Le besoin de faire la lumière sur des évènements de sa propre vie, souvent celle de membres de sa famille et leur impact sur la nôtre via la thérapie transgénérationnelle, le besoin de retourner sa réalité se font sentir afin d’avancer sur le chemin étroit de la Vérité. Celui d’une distanciation, d’une forme d’objectivité également, ce qui signifie éclairer son parcours et ses perspectives de la manière la plus acceptable, la plus viable, la plus désirable, mais pas forcément la plus éblouissante pour soi-même, afin de sortir du statut de victime ; c’en devient même vital.
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